Comprendre la psychoéducation
Après un acte criminel : comprendre les réactions de stress post-traumatique

Après avoir été victime d’un acte criminel, il est normal de ne plus se sentir tout à fait soi-même. Le sommeil se dérègle, on sursaute pour un rien, on revit la scène, on évite certains lieux. Ces réactions de stress post-traumatique sont des réponses normales à un événement anormal. Les comprendre, c’est déjà commencer à reprendre du terrain sur elles — à votre rythme, sans jamais rien forcer.
Note : cet article vise à informer et à soutenir. Il ne remplace pas une évaluation professionnelle. Si vous êtes en danger, composez le 911.
Des réactions normales à un événement anormal
Face à une menace, le corps déclenche une réponse d’alarme intense — c’est ce qui a permis de survivre au moment de l’événement. Après coup, cette alarme peut mettre du temps à se calmer. On peut alors vivre :
- des reviviscences : images, cauchemars ou sensations de revivre l’événement;
- de l’évitement : fuir les lieux, les personnes, les conversations qui rappellent ce qui s’est passé;
- un état d’alerte : sursauts, hypervigilance, sommeil léger, irritabilité;
- des changements d’humeur : tristesse, culpabilité, sentiment de détachement ou d’engourdissement.
Rien de tout cela n’est un signe de faiblesse ou de folie. Ce sont des mécanismes de protection qui, pour l’instant, restent activés.
Ce qui aide dans les premières semaines
Chaque personne récupère à sa façon et à sa vitesse. Quelques repères peuvent soutenir ce processus :
- Se sentir en sécurité d’abord. Rétablir un environnement rassurant est la base de tout le reste.
- Respecter son rythme. Il n’y a pas d’échéancier « normal ». Se comparer ou se presser nuit plus qu’autre chose.
- Ne pas s’isoler. S’entourer de personnes de confiance, sans obligation de tout raconter.
- Prendre soin des bases : sommeil, alimentation, mouvement doux, moments de calme.
- Éviter l’alcool ou les substances comme moyen d’endormir la détresse — le soulagement est court et le contrecoup, réel.
Quand demander de l’aide
Il n’est jamais « trop tôt » pour se faire accompagner. C’est particulièrement indiqué si, au fil des semaines :
- les reviviscences, l’évitement ou l’état d’alerte persistent ou s’aggravent;
- le sommeil, le travail ou les relations en souffrent durablement;
- vous vous sentez de plus en plus isolé, engourdi ou désespéré.
Un accompagnement en psychoéducation offre un espace sûr pour comprendre vos réactions, apaiser le système nerveux et retrouver, pas à pas, un sentiment de sécurité — sans jamais vous obliger à revivre le récit. Si vous avez un dossier à l’IVAC, ce soutien peut être offert dans le cadre de votre dossier : notre page psychoéducation et dossier IVAC présente les avenues possibles.
Ressources d’aide
Vous n’avez pas à traverser ça seul. Info-Social est joignable en tout temps au 811, option 2. En cas de danger immédiat, composez le 911. Des ressources spécialisées pour les personnes victimes d’actes criminels existent aussi partout au Québec et peuvent vous épauler dans vos démarches.
Vous vous remettez d’un événement traumatisant?
Parlez-nous de votre situation : nous prendrons le temps de vous orienter vers la bonne ressource.





